jeudi 15 mai 2008

Kanko Tigui
MembreDepuis le: 16 - Mai - 2007Pays: Antarctica Status actuel: InactifMessages: 1051
Envoyé : 07 - Mai - 2008 à 16:53 IP Noté

Analyse: Guinée : Hou! Le cocher de la primature... Afakoudou! Diahannama Kouyaté, qui perche là-bas à la primature, cause comme un vulgaire cocher. À farfouiller son long blabla du 30 avril dernier devant des parlementaires dépités de l'Assemblée nationale, l'on se poile. Il crapahute à l'aveuglette dans son discours. L'actuel causeur de la primature a quand même l'avantage de faire rire par son verbiage. Apprêtez-vous alors à rigoler jusqu'aux larmes. Topez-là! L'on sait que l'économie guinéenne est en capilotade. Parlant de ça devant les dépités, l'amuseur fait l'esprit : « Nous ne devons pas être dans la position du médecin qui sort des salles d'opération pour dire aux parents : « l'opération a réussi mais le patient est mort ». Ce propos a dû certainement provoquer l'hilarité des dépités. Mêmes des zinzins auraient poussé des rires homériques avec des tapages à l'appui. Dans quel pays du monde un médecin-sorcier aurait-il tenu un tel propos? En tout cas pas en Côte d'Ivoire où Diahannama Kouyaté a séjourné un certain temps. Même au bled, nos médecins bourreaux ne tiennent pas un tel propos abject. Diahannama Kouyaté est intellectuellement vide de sens. Il s'exprime en fait comme le défunt dictateur président Sékou Touré, son maître et source d'inspiration dans ses bavardages ennuyants. Pour parler de la fertilité des sols guinéens selon l'espace géographique, vous vous souvenez que Sékou Touré avait hululé que si on sème une graine dans un cimetière ça pousse plus vite qu'ailleurs. Une façon démoniaque pour lui de démontrer que le cimetière est un fertilisant. Oh! Quelle trouvaille! L'applaudimètre avait éclaté sous les applaudissements qui saluaient le grand génie de Sékou Touré au Palais du Peuple. Vingt quatre ans après la disparition de celui-ci, toujours au Palais du Peuple mais rebaptisé Assemblée nationale, Diahannama Kouyaté remet ça en faisant la grande gueule lui aussi. Il brouillonne alors : « L'économie est comme un tissu que vous allongez. Si vous voulez le couper, vous coupez court, si vous voulez augmentez la taille, vous le faites ». Tension...hein! Il ne faut pas que l'économie ressemble au pantalon de Moriba. Qu'elle ressemble plutôt au bermuda du cocher de la primature. Mais...non, arrêtez! Ne nous insupportez pas! Quel est ce sorbonnard inculte qui a mis cette lumineuse théorie économique dans la petite caboche du bourlingueur de la primature. Paraît qu'il ne supporte pas l'air qui souffle dans le patelin. Il est fréquemment entre deux avions toujours en partance pour l'extérieur. Fort de sa théorie économique, il a récemment niché dans un hôtel à New York où la nuitée lui est revenue à 12.000 dollars la bagatelle. Afakoudou! Parions que Diahannama Kouyaté lors de son séjour pompeux à New York, en bon tailleur, a justement reprisé le tissu qu'est l'économie guinéenne à l'aide d'un mauvais fil et d'une aiguille éculée. Toujours dans sa longuette pantalonnade devant les brigades d'applaudissements de l'Assemblée, le lourdaud cocher de la primature cabotine au sujet de décrets qui barrent la route à ses arrêtés ministériels l'empêchant de parachuter qui il veut à tel ou tel poste maroquin. « Nous sommes toujours avec les mêmes à cause de ce blocage. La faute ce n'est pas à moi, ce n'est pas au gouvernement ». Est-ce la faute du grabataire Lansana Conté ? Pourtant celui-ci lui a accordé plus de largesses qu'à tous ses prédécesseurs à la primature. Pour preuve Diahannama Kouyaté a eu les coudées franches de ramener aux affaires des nostalgiques du régime sanguinaire de Sékou Touré. Il dit lui-même : « le gouvernement a été renouvelé entièrement, les préfets aussi ». Provisoire conclusion partielle: la faute n'émane pas alors du dictateur Lansana Conté. Le cocher de la primature s'est pris un râteau. Il a échoué. Il est complètement buté sur certaines idées qu'on ne saurait lui ôter avec toute la volonté du changement qui anime les Guinéens tournés vers un avenir plus concret et plus prometteur. « Pensez-vous qu'on va renverser la terre dans l'administration à la base? C'est impossible ». Dixit le tocard de la primature. Comme le dit l'écrivain brésilien : « Il n'y a d'impossible que la crainte d'échouer ». C'est dire que Diahannama Kouyaté n'a aucune volonté de changer positivement le quotidien des Guinéens. D'ailleurs il n'a nullement la capacité, ni les ressources intellectuelles, ni le savoir faire pour booster le bled dans la voie du développement. Il pétarade : « Je crois qu'au total que ça soit maintenant ou que ça soit dans le passé, ce qui est arrivé à notre pays, c'est la faute de tous les Guinéens. Que son pan palpite comme par le passé ». Ah! Non, espèce de passéiste. Le passé c'est la révolution sanguinaire. Le passé c'est le clanisme. Le passé c'est le totalitarisme. Le passé c'est découronner les intellectuels. Le passé c'est mitrailler les « navetanats » comme des canards sauvages aux frontières. Le passé c'est embastiller l'autre pour faire la cour à sa femme ou s'accaparer de sa vache ou de son lopin de terre ou de ses autres biens. Le passé c'est l'ethnocentrisme. Le passé c'est le maintien de l'obscurantisme dans l'éducation. Le passé c'est briser des liens de familles par la délation, la suspicion, le mensonge. Le passé c'est de faire des cimetières des champs de cultures sataniques. Dans ce passé le fornicateur Sékou Touré se faisait passer pour un saint. Dans ce passé tous ceux qui ont eu front de le contredire ont fini au bout d'une corde ou sous les balles d'un peloton d'exécution ou soumis à la diète noire comme l'Almamy Samory Touré avait tué son propre fils Diawoulen Karamo. Dans ce passé que vous appelez de tout votre vœu, la médiocrité s'est érigée en système du régime. Non, Diahannama Kouyaté, dans cette ère du 21 ème siècle la plupart des Guinéens aspirent enfin au changement. Donc leur pan palpite plutôt dans le sens d'un meilleur devenir pour tous les Guinéens. Pas seulement pour un clan. Compris? Diahannama Kouyaté, « y a famou » ? Même s'agissant de la crise du riz dans le monde, le cocher de la primature raconte du n'importe quoi : « Les pays qui produisaient du riz étaient sous développés, ils sont maintenant développés ». Quel est cet arrêté ministériel qui l'autorise ainsi à raconter une telle connerie au bled? Comme le cocher de la primature se rend compte qu'il ne fait plus rêver les Guinéens. Il les illusionne carrément. Coupez votre souffle, la bouche entrouverte, les narines palpitantes d'hilarité, et lisez cette autre bêtise qu'il balance à la face des Guinéens : « Vous mettez le carburant produit avec l'huile de palme dans votre véhicule, je vous le recommande d'ailleurs ». Et que vont-ils mettre alors dans leurs ventres faméliques ? Du kérosène, du gazole, du pétrole? Le marchand d'illusions ne démord pas devant les dépités. En bon « Kamarimba », il se vante : « Moi, je le faisais en Côte d'ivoire où son utilisation est courant ». ça! C’est sa vantardise face à la naïveté de son auditoire. Est-ce que la Côte d'ivoire a suffisamment de noix de palme pour nourrir les entrailles des teufs-teufs et satisfaire en même temps l'alimentation de sa population? En tout cas selon l'illusionniste guinéen, au patelin aussi « il y a des usines qui sont terminées, puisqu'on m'a demandé d'aller en voir une, qui utilise ce produit ». Ah! Bon comme en France. C'est vrai ça ? En tout cas dans les pays développés où l'autosuffisance alimentaire est presque garantie la question est d'actualité. Benn Pepito Copyright : www.guinea-forum.org/ www.guinea-forum.org





samedi 29 mars 2008

Fournisseur du kit d'enregistrement des électeurs Guinéens.

Politique: SAGEM est le fournisseur retenu pour livrer les kits informatiques d'enregistrement des électeurs.
Posté le 29, Mar à 4:30:11
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Mis à jour à 6:45:11


© La nouvelle a été rendue publique ce jeudi, 27 mars 2008 par les autorités en charge de l’organisation des élections.La Centrale d’Achats IAPSO (Inter Agency Procurement Services Office), la seule centrale d’achats habilitée à assister toutes les agences des Nations Unies dans les procédures d’achats de biens et services a retenu la société SAGEM pour la fourniture des kits d’enregistrement des électeurs. La Centrale en a informé le PNUD et la Commission Européenne. Les autorités nationales chargées des élections, le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité (MIS) ainsi que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), ont rendu publique la décision au cours de la réunion tripartite MIS – CENI – Partis politiques de ce jeudi, 27 mars 2008. SAGEM a été sélectionné au terme d’un examen approfondi des dossiers qui a tenu compte de l’analyse financière et technique des soumissions, de l’évaluation sur le terrain et du rapport qualité/prix.SAGEM va livrer, dans les jours à venir, 100 kits. Ils serviront à la formation des opérateurs de saisie. Les 900 kits restants seront livrés début mai 2008. A l’occasion, il sera organisé une cérémonie officielle de remise des kits au Gouvernement et à la CENI par le fournisseur. Chaque kit est composé d’un ordinateur portable pour la saisie, d’un appareil photo numérique, d’un lecteur d’empreinte digitale, d’une imprimante pour la délivrance des attestations d’in ion et d’un générateur d’électricité portable.L’acquisition de ces kits constitue une avancée significative car elle ouvre la voie à une étape importante du processus électoral qui comporte la formation des opérateurs de saisie, la sensibilisation des citoyens pour l’in ion sur les listes électorales et le démarrage effectif de l’opération de recensement des électeurs.Communiqué du Bureau de Presse du PNUD pour Guineenews.

Legislatives en novembre.

Politique: Législatives 2008 : Le scrutin pourrait avoir lieu en novembre (Communiqué de presse de la CENI)
Posté le 29, Mar à 8:44:29
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Mis à jour à 10:48:14


© Voici en intégralité le communiqué de la CENI sur l’organisation des législatives 2008 dont Guinéenews© a reçu copie. Exclusif.La Commission Electorale Nationale Indépendante EN MARCHE.La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), fruit de l’accord bipartite intervenu en 2006 entre l’Administration et les Partis Politiques est en train de mettre les bouchées doubles pour répondre aux attentes des Guinéens pour lesquels elle représente le gage de l’organisation d’élections transparentes et crédibles dans un pays oû tous les scrutins ont été constamment émaillés d’irrégularités. Précisions d’entrée que la CENI est chargée d’organiser les élections en Guinée en collaboration avec le Ministre chargé de l’Intérieur.A ce jour, sa préoccupation essentielle demeure la mise en place de ses démembrements sur le territoire national comme à l’étranger ou réside plusieurs centaines de milliers de nos compatriotes.Déjà, en février à savoir quelques semaines seulement après la nomination de ses membres, elle a dépêché des missions de prospection qui se sont rendues dans toutes les Préfectures. Celles-ci ont pris le pouls de la situation politique dans chacune d’elles et sont rentrées munies de précieux renseignements concernant les différentes données à intégrer dans l’approche globale qu’elle devra définir en vue de l’exécution de sa mission.Ces éléments portent aussi bien sur le nombre et les activités réelles des Partis Politiques sur le terrain que sur la vie et les mouvements des Organisations de la Société Civile à travers le territoire national.Elles vont permettre aux équipes qui sillonnent le pays depuis le 28 Mars de procéder à l’installation de ses structures décentralisées dans les conditions optimales. Pour qu’il en soit ainsi, la CENI a décidé d’user des grands moyens par le déploiement de la quasi-totalité de ses 25 membres.Des axes judicieusement tracés vont conduire ces derniers de Forécariah à Beyla, de Boffa à Yomou sans faire abstraction de la Ville de Conakry ou ses missions se rendront à partir du 1er Avril.L’objectif est de mettre rapidement en place :1. dans les préfectures, les Commissions Electorales Préfectorales Indépendantes (CEPI)2. dans les Communes urbaines et à Conakry, les Commissions Electorales Communales Indépendantes (CECI)3. dans les Sous-préfectures, les Commissions Sous-préfectorales Indépendantes (CESPI).Au lendemain de cette opération, un peu après la mi-avril, elle passera à l’étape suivante de l’installation de ses démembrements par l’implantation des Commissions Electorales d’Ambassades Indépendantes (CEAMI) au niveau de nos missions diplomatiques.En effet, l’une des ambitions de la CENI est de rétablir le capital de confiance rompu entre nos compatriotes résidant à l’étranger et les Institutions de la République, notamment celles chargées de gérer les processus électoraux. Nul n’est sans savoir que la diaspora guinéenne est l’une des plus fortes du continent et peut peser d’un poids inestimable sur le devenir politique, économique et culturel de la nation. Comment favoriser son implication effective et permanente dans cette quête.Signe avant-coureur de cette volonté de rallier nos compatriotes à sa mission, le Président de la CENI, Monsieur Ben Sékou SYLLA est en France depuis ce 29 Mars 2008.Pendant une dizaine de jours, il prendra contact avec les Partenaires étatiques et des représentants d’institutions privées par rapport au processus électoral en cours. Parmi les interlocuteurs du Président de la CENI, figurent des parlementaires et des personnalités gouvernementales. La rencontre avec les ressortissants guinéens dans l’Hexagone sera le plat de résistance de cette mission. Monsieur Ben Sékou SYLLA fera un exposé détaillé du fonctionnement de la CENI, s’emploiera à répondre aux questions que son exposé ne manquera pas de susciter avant d’évoquer l’arrivée prochaine de la mission de la CENI en vue de la mise en place concomitamment des démembrements et des Commissions Administrives de Recensement des Listes Electorales (CARLES).Signalons aussi que des activités diverses ont marqué les premières semaines de l’existence de la CENI.Au lendemain de son installation, elle s’est dotée d’un Plan Stratégique qui va lui permettre de garder le cap sur ses objectifs. Ce plan d’activité à court, moyen et long terme cerne l’essentiel du processus électoral et participe au renforcement des capacités de ses membres que ce soit au niveau central ou à l’échelle des démembrements.- L’organisation de sessions de formation de tous ses membres est aussi en bonne place dans les perspectives qu’elle a tracées. Elles se matérialiseront par des échanges avec ses homologues de la sous région, les agents électoraux et les surveillants des bureaux de vote.- Le renforcement des capacités en information et communication de la CENI.- La promotion de l’éducation civique, la sensibilisation des citoyens, des acteurs et partenaires du processus électoral.- Le renforcement du contrôle et de la supervision pour les Commissaires et leurs démembrements pour une maîtrise parfaite des activités sur le terrain.Enfin l’organisation d’un scrutin transparent, crédible, dans la paix et la tolérance.Au chapitre des concertations, celles-ci ont été nombreuses et fructueuses notamment avec la classe politique, l’administration, la société civile et les partenaires au développement.La CENI s’est félicitée de la convergence de vue entre elle et ces différents interlocuteurs sur la portée de sa mission acceptant tous que la Guinée est à un tournant ou seules des élections justes et honnêtes sont en mesure de garantir son avenir dans un contexte de progrès et de sérénité. Tous sont animés du désir sincère de contribuer à la mise en place de toutes les conditions aptes à parvenir à un tel résultat.Le Budget de fonctionnement de l’Institution et son Budget électoral ont été ainsi élaborés et soumis à l’appréciation du Gouvernement et des Bailleurs de fonds.En effet, tout le monde admet que la mise en œuvre des projets ambitieux de la CENI requiert la mobilisation de ressources financières et matérielles importantes. L’Etat quasiment exsangue financièrement malgré sa volonté n’est pas en mesure de tout donner.Aussi la CENI a-t-elle enregistré avec une réelle satisfaction les déclarations d’intentions de ses partenaires et a apprécié particulièrement les premières contributions provenant de la CEDEAO d’un montant de 500.000 dollars US, de la France (100.000) Euros. Elle espère que ces exemples seront suivis.S’agissant de la date des prochaines élections législatives, elle a fait l’objet d’échange entre tous les acteurs politiques concernés.La période allant du 23 novembre au 14 décembre a été jugée propice à l’organisation du scrutin.Le jour proprement dit sera fixé conformément à la Loi par un décret du Président de la République.Cheick Fantamady CONDECommission Information, Communication et Sensibilisation de la CENI

lundi 3 mars 2008


Réconciliation: Les fils de Telli et de Sékou se serrent enfin les pinces !
Afakoudou! c'est "historique pour le peuple de Guinée" que Thierno, le fils aîné de "Tely" Diallo, et Mohamed celui de Sekou Touré se respirent nez dans le nez et se serrent enfin les pinces en plein Cona-crimes. Qui n'a eu cesse de bramer que la Guinée est une famille?
Votre trimardeur se pavanait dans les rues quand un des vétérans du net le hèle tout haletant au bout du fils. Il suggère de déguster les bavardages de Thierno sur le net à propos de sa rencontre avec le fils de l'ex tyran. Comme un étourdi, votre bouffon plumitif débarque dans un café cyber qui engloutit précipitamment ses maigres sous. Franchement rien à croquer qui puisse tromper la faim d'un affamé. L'on fait d'une montagne pour un rien. Quoi d'incongru dans cette "franche poignée de mains" échangée entre Thierno et Mohamed ? Surtout que tous deux semblaient "pleinement conscients que c'était une rencontre historique pour le peuple de Guinée." C'est vrai que c'est une première. Connaissant le tempérament et l'engagement de Thierno pour que les victimes de Sekou Touré et de sa révolution soient reconnues et réhabilitées, il y a quelques années de cela personne n'osait lui insuffler dans les pots d'échappement de caresser les serres du fils du défunt sanguinaire. Le temps aidant, il a compris que le fils ne lui a rien fait. Mais babiller avec Mohamed ne signifie pas que le boucher-père qu'est Sekou Touré a donné au bled plus de qualités porteuses que le Général "persident" Lansana Conté. Attendez! vous aussi..."Didon!" ne vous emportez pas comme ça. Quand même !
Hé! vous là, enlevez votre titanesque main de ma bouche. C'est la conférence de la bouche ouverte sur internet, non ?
Wlà! l'on comprend bien que c'est un sujet qui atomise et sérialise les Guinéens que les fils de "Tely" Diallo, du gentil Keïta Fodéba l'artiste, de Barry III, de l'humaniste Siaka Touré, de Alioune Dramé, de l'innocent Emile Condé, de Magassouba Moriba, de l'aimable Moussa Diakité, de Barry Diawandou, de l'impétueux Ismaël Touré, de Loffo Camara, de Karim Fofana, du vaillant Général Lansana Diané, de Dr Alpha Oumar Barry, du stratège Sekou Touré, de Pierre Koivogui, du capitaine Sangban Kouyaté, du débonnaire Fadama Condé, de Dr Bocar Maréga, du généreux Emile Cissé le fécondateur, de Niankoye Tétamou, du doux Karim Keira, de Pori René, de Karim Bangoura, du malheureux Toya Condé, de Touré Sekou Sadibou, du chevaleresque Mamady Keïta, de Baïlo Diallo (le muezzin et unijambiste pendu avec trois autres innocents le 21 mars 1984 à Mamou) et de tous les autres dansent enfin ensemble le "Soli" ou la danse des circoncis. Pan! Pan! dansez dépoitraillé! N'ayez pas trop peur. C'est les coups de fusils célébrant l'exceptionnelle réconciliation exigée depuis au temps fort de la révolution.
Les rejetons des bourreaux sont-ils responsables des crimes de sang de leurs géniteurs? Est-ce qu'un jour le bidasse Ousmane Conté pourrait être tenu responsable des dérives du pouvoir de son père, le Général Lansana Conté? Ce dernier a fait maltraiter et exécuter son ex premier ministre, le colonel Diarra Traoré. Qui verrait d'un oeil inconvenant que leurs héritiers tournent la page de la barbarie et parlent projet commun au futur?
Vous savez, on ne peut pas vivre éternellement dans la haine. L'on sait que Siaka Touré, la charogne du camp Boiro, avait interné dans ses locaux et même torturé Cellou Dalein Diallo qu'on appelle communément le vieux Cellou, plusieurs fois ministre dans les gouvernements de Lansana Conté. Rien à voir avec le maigrichon Cellou, ancien locataire de la Primature, expulsé de là pour non paiement de loyer. Et pourtant le fils de Siaka Touré avait finalement épousé la fille du vieux Cellou Dalein Diallo. Conté a toujours dit que la Guinée est une famille. Certes une famille minée par le bazar. Mais une famille tout de même dans laquelle se perpétuent peut-être les descendants de Caïn.
Ceci est aussi clair que de l'eau de roche: Mohamed Touré peut bel et bien aider Thierno Telli Diallo à retrouver la tombe de son père. Andrée Touré née Andrée Duplantier, l'épouse à titre officiel de l'ex potentat et mère de Mohamed Touré doit connaître l'emplacement excat. Sekou Touré le lui avait certainement confié le secret macabre. Qu'elle dise aussi où est-ce que son ex douce moitié avait fait enfouir le cadavre de l'officier Lamine Kouyaté, le malheureux "amant" victime sans le savoir de sa beauté légendaire ! Il y en a bien d'autres aussi. Ecoutez! Andrée Touré, enturbannée depuis en Hadja, n'est pas innocente dans l'abattage de Lamine Kouyaté. Putain! elle y est même pour quelque chose. Qu'elle porte plainte pour diffamation et l'on va brouillonner tout ça devant la barre de l'internet. Que toutes les rugueuses langues pulpeuses se délient pour une tentative de conciliation sur le net !
André Lewin, ancien ambassadeur de la France à Cona-crimes, est dans les secrets de Sekou Touré. Il a immanquablement une idée du trou où le corps de Diallo Telli avait été nuitamment jeté. Mais pour le faire papoter, il a besoin de garantie qu'il ne terminera pas ses vieux jours dans un asile pour vieillards et vieillardes en France. C'est sa hantise. Ah! le vieux bougre s'ennuie. Il est impatient que le mois d'octobre arrive. Seule occasion pour lui de bouger et de cabotiner pendant les festivités qui seront consacrées prochainement à la mémoire satanique de Sekou Touré à Bamako ou à Cona-crimes. C'est vrai que Justin Morel Junior, alors ministre de l'Information, en avait aussi fait un défi personnel pour que cette "mamaya" révolutionnaire se produise au bled. Rien de surprenant en cela. Les chantres et autres animateurs de la Voix de la Révolution dont Justin Morel Junior, Oumar Diabaté, Abdoulaye Porédaka qui s'est aujourd'hui mué en muezzin croyant arriver à passer ainsi un grand coup de serpillière sur ses péchés éléphantesques, Petit Barry, Boubacar Yacine Diallo, etc tricotaient la même mauvaise laine pour maquignonner la révolution. Justin Morel Junior pourrait bien se muer un jour, lui aussi, en prêtre dans une des paroisses du bled. Ne désespérons pas qu'il se confesse un de ses matins sur les ondes d'une radio privée d'avoir mouchardé quelqu'un pour le compte de Sekou Touré. ça allège toujours la conscience de confesser ses péchés mignons. Qui sait qui a fait exactement quoi dans cette grande famille guinéenne ? Ce serait facile de le savoir avec les confessions publiques. Que Justin Morel Junior débraie le chemin!
Thierno Telli a raison. Mohamed Touré a "un rôle historique" à jouer en demandant, en son nom personnel si ça le chante et au nom de son papa, pardon non pas seulement aux familles des plus de 50.000 victimes de ce dernier et de sa révolution sanglante mais aux populations guinéennes tout entières. Ah oui, Sekou Touré est responsable du merdier dans lequel Guinéennes et Guinéens vivent aujourd'hui. Durant son règne loufoque, il a maintenu une chape de plomb sur le patelin. Il a intenté "Le Procès" de Franz Kafka, excepté à son clan, à la quasi totalité des Guinéens de toutes les ethnies. Il a régné en charmant démagogue tout en dérobant les ressources du pays. C'est en cela que son rejeton a "un rôle historique" à jouer. Qu'il rapatrie d'abord tout ce que son père a volé et domicilié à l'étranger. ça va servir à asseoir une véritable politique éducative. Parce que Sekou Touré a saboté l'enseignement dans le bled. Lui seul savait presque aligner des phraséologies chaotiques. L'on nous parle de bègues qui apprenaient par coeur ses tomes pour ne plus bégayer et s'essayer à la phraséologie. Haaaha! l'on soutenait révolutionnairement parlant que les tomes du démagogue étaient thérapeutiques. Les abrutis y croyaient dur comme du rock. Malheureusement, ils sont tous retombés dans la bègue après la mort de leur thaumaturge. Si seulement Mohamed Touré accepte de rapatrier l'argent que son père a piqué, l'on pourrait bien penser à assurer leur recyclage sur les bancs de l'école. C'est même un droit pour eux. D'ailleurs certains ont encore pignon sur rue à Cona-cris et gardent toujours jalousement des photos de Sekou Touré dans leurs salons. Qu'ils participent alors à convaincre Mohamed Touré à rapatrier les fonds chapardés. C'est aussi dans l'intérêt du bled de les reformer. Parce que la Guinée est une famille. Même ceux qui se targuent être des Sorbonnards dans la politicaillerie guinéenne pourraient bénéficier de cet grand avantage inattendu. Une remise à niveau ne fait de mal à personne. Comme ça l'on ne va plus se mettre martel en tête à citer devant public les prétendus mérites de Sekou Touré en comparaison aux dégoûts que leur suscite Lansana Conté. Afakoudou! vous avez capté cette idée saugrenue qui cale derrière la tête de votre scribouillard.
Thierno a encore raison. Mohamed n'a jamais foulé au pied la mémoire des victimes du régime sanguinaire de Sekou Touré, son père. Cependant il n'a jamais reconnu ce dernier coupable même du plus mignon crime. Pourquoi n'a-t-il pas refusé, très modestement, de salir au moins ses mains en recevant le prix à titre posthume balancé par le président Sud africain à la mémoire de son père ? Cela aurait été un acte "historique" et unique dans son genre. Mais Mohamed Touré est, certainement, le vrai fils de son père. Il est avide de titres et d'argent et de pouvoir. C'est un "kamarimba" comme "Diahannama" Kouyaté, l'actuel premier ministre. Ce sont tous deux des cabotins. Leur sombre projet commun c'est de s'emparer du trône avec l'approche de la disparition de Conté. Et s'ils y arrivent il ne faut pas rêver dénicher et identifier avec certitude un seul trou d'une des victimes de Sekou Touré et de sa révolution. Ceux qui connaissent Sekou Touré "jusque dans sa culotte" comme c'était le cas de Diarra Traoré ne vont plus ouvrir à nouveau la bouche sous un autre régime d'un nostalgique de la révolution.
Garde-à-vous, soldats de toutes les casernes guinéennes ! L'heure pétante va sonner. Ne sommeillez pas. Ouvrez grandement l'oeil. Détonnez: "Barrage!" et empêchez le nostalgique clan de revenir au galop dans l'allée du pouvoir. Sauvez la Guinée d'une troisième dérive. Allez! prenez le pouvoir, bon Dieu. Ecartez le gâteux dictateur du trône sans lui donnez le coup de grâce en l'achevant. Sauvez nous . Vite! vite!
Benn Pepito
Imprimer cet articlePublié le Dimanche 02 mars 2008 à 22:53

lundi 18 février 2008


POUR UNE REDYNAMISATION DU SECTEUR PRIVE GUINEEN ?
Première partie
Le triomphe du capitalisme et l’essor des échanges internationaux font du secteur privé le moteur de croissance de plusieurs pays. Le président Français qui a compris cette réalité passe l’essentiel de ses voyages à l’étranger à faire la promotion des entreprises de son pays (Areeva, Airbus, Bolloré, Thalès,...). Il a compris que la compétitivité d’un pays se mesure dorénavant par la valeur ajoutée que créent les entreprises ayant leur siège sur son territoire. Les zones d’influence dépendent maintenant des parts de marchés. Plus que jamais la concurrence Système Francophone vs Système anglo-saxon reste de mise. Le dernier chassé croisé des présidents Bush et Sarkozy dans les pays du golfe en est une illustration notoire. François Mitterand ne disait-il pas à propos de la concurrence avec les USA, « La France ne le sait pas, mais nous sommes en Guerre contre l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre sans mort... ».
Et l’Afrique?
Que font les Etats Africains dans ce nouvel ordre pendant que les autres régions continuent leur progrès (Asie, Europe de l’Est et Amérique latine) ? S’il est vrai que l’Afrique continue, à renvoyer l’image d’un continent condamné aux guerres fratricides (Tchad, Soudan, RDC) et aux processus électoraux chaotiques (Kenya), il est à relever tout de même que des progrès sont en train d’être faits dans certains pays en matière de création de richesse. L’Afrique du sud, la Tunisie, le Kenya jusque récemment, le Ghana, les Seychelles, l’Ile Maurice, le Botswana, ... sont des pays qui font honneur à l’Afrique dans ce domaine. Des leaders visionnaires africains ont compris que malgré l’essor des économies asiatiques, le temps de l’Afrique n’est pas loin. L’élévation du niveau de vie en Asie poussera les habitants à plus d’exigence en matière de salaires ; incitant ainsi les entreprises à trouver de nouvelles destinations en terme de délocalisations. La situation géographique favorable de l’Afrique fera le reste si les obstacles en matière de gouvernance et d’infrastructures sont levés.
ET LA GUINEE DANS TOUT ÇA ?
A la lumière de ce qui précède, l’on est en droit de se demander ce que fait notre pays pour relever les défis de la nouvelle économie et particulièrement en ce qui concerne le dynamisme du secteur privé. Cette question, à notre avis, mérite d’être analysée sous 2 aspects :
Que fait l’Etat Guinéen pour faciliter la mise en place d’un secteur privé porteur de croissance et de création de richesses pour le pays?
Quel est l’état des lieux en matière de secteur privé dans le pays ?
Chacun de ces 2 aspects du problème mérite d’être élucidée séparément. Dans cette première partie nous analyserons la première problématique tandisque la deuxième sera abordée ultérieurement.
I. Que peut faire l’Etat pour rendre le secteur privé Guinéen dynamique :
La Guinée continue à faire partie de ce lot de pays dont le handicap vient certainement de la forte clémence de dame nature à leur égard. Malgré l’espoir de changement suscité en 2007, les politiques gouvernementales continuent d’être guidées par les mégaprojets miniers dont l’impact reste invisible sur les populations. On a vu les présentations du PM au séminaire de Paris consacré à la promotion de la destination Guinée en matière d’investissement. Notre pays y est décrit comme un réservoir de ressources naturelles inépuisables à la portée des multinationales.
Par ailleurs, l’histoire politico-économique du pays montre que l’on est passé du système dirigiste au libéralisme dans des conditions que beaucoup ont qualifiées de « sauvage ». Loin de nous l’idée de remettre en cause cet acquis majeur du CMRN ; seulement le constat est que seuls les gros commerçants et certaines PME de Bâtiments et Travaux Publics (BTP) et de pêche ont réellement tiré profit du libéralisme guinéen même si ces dernières années le secteur des services connaît une certaine vitalité (sociétés de transit, petites imprimeries, tours de voyages, ...). La question qui se pose aujourd’hui est de savoir ce que l’Etat Guinéen doit faire pour favoriser l’essor d’un secteur privé dynamique. Certes, la question est très vaste et l’Etat ne peut pas se substituer aux opérateurs économiques (comme ce fut la cas à une période de notre histoire récente), mais il est possible de dégager quelques axes de réflexion. Nous donnons ci-dessous nos propositions qui n’ont pas la prétention d’être exhaustives.
1. Au niveau intérieur :
a. La nécessité de trancher sur le bicéphalisme au niveau du patronat : ce qui arrive est très regrettable car cette lutte des clans nuit au pays tout entier. Pendant que l’ambassadeur des USA rend visite au groupe de Youssouf DIALLO et leur dit « Je suis ici pour écouter les perspectives commerciales en Guinée. Votre groupe est la représentation de tous les secteurs économiques et sociaux » (lynx du 4 février 2008), celui de la chine est reçu par Mamadou SYLLA, présenté comme président du patronat et de la FOPAO, pour parler de l’organisation d’un forum économique avec les opérateurs économiques de la CEDEAO. Les Guinéens ont réussi à diviser la famille des diplomates et chaque camp profite de ses soutiens pour affûter ces armes. Qu’on ne se voile pas la face, la préoccupation actuelle de ces 2 groupes est de gagner le duel et non de promouvoir le secteur privé Guinéen. Ce qui fait le plus mal, c’est le double jeu du Gouvernement. Lors des assises de Paris sur la promotion des Investissements en Guinée, l’on a vu Mamadou SYLLA dans la délégation. Quand il s’est agi de trouver une solution à la menace de grève du 10 janvier 2008, c’est plutôt à Youssouf DIALLO qu’on a fait appel. C’est de la cacophonie en l’air. Le Gouvernement Kouyaté qui était très attendu sur la question, n’a pris aucune initiative concrète pour dénouer cette affaire. Comme il n’est jamais tard pour mieux faire, il gagnerait mieux à régler ce contentieux au lieu de laisser pourrir la situation. Une commission neutre pouvait prendre contact avec les mandataires de manière très confidentielle pour se faire une idée de la légitimité des uns et des autres même si le plus important était de savoir quel est le groupe qui a été régulièrement désigné. Si l’Etat ne peut trancher alors il n’a plus qu’à autoriser la création d’autant de patronats que les opérateurs économiques le désireront.
b. L’appui en formation et encadrement pour les PME et le secteur informel : comme la plupart des pays en développement, l’économie guinéenne est dominée par le secteur informel. La question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment formaliser les différents secteurs afin de permettre à l’Etat d’augmenter ses revenus fiscaux. A ce niveau, il faudrait qu’on accepte de donner certaines incitations en matière de fiscalité. C’est très difficile à un débutant qui peut faire 6 à 7 mois à la recherche des premiers contrats d’être soumis au même régime que les anciens. Pour des prestataires qui sont dans l’informel, il s’agit de leur montrer les avantages qu’ils ont à se mettre en règle vis-à-vis de la réglementation (accès à des marchés plus importants, possibilités de développement, formation,...). En pratique, il est possible de choisir 10 jeunes qui sont dans l’informel (Pharmacie « par terre », petit cyber de quartier, BTP, Transit, Ramassage d’ordures,...) et de les appuyer (exonération fiscale pour un an, formation, montage de Business Plan et facilités de crédit,...). L’autre solution est le renforcement des PME, surtout dans le domaine des BTP où il manque des entreprises crédibles et possédant des équipements.
c. La relance de la petite industrie : il serait mieux de faire des états généraux sur la question. La plupart des industries qui ont été fermées peuvent être reprises par des opérateurs nationaux après un encadrement et une bonne analyse des dossiers de reprise. Je pense entre autres à la briqueterie de Kankan (le pays n’est-il pas en chantier actuellement), l’huilerie de Dabola,...D’autres peuvent voir le jour dans le secteur de l’agroalimentaire ou de l’égrenage de coton dans la zone de Kankan, ... Bien sûr que la question d’électricité est le facteur bloquant dans l’industrialisation de la Guinée. Mais il vaut mieux avoir un planning précis qui sera exécuté au fur et à mesure de la disponibilité des facteurs de production. On peut aussi relancer le secteur du transport en s’inspirant de la réussite de la SOTRA en Côte d’Ivoire malgré la crise dans ce pays. La solution peut être la création d’une société mixte en Guinée en tirant toutes les leçons de l’échec de Sogetrag. Pour ce qui est du transport aérien, nous avons tous suivi la privatisation de Air Guinée avec les conséquences qu’on connaît aujourd’hui. Nous sommes l’un des rares pays à ne pas avoir de compagnie aérienne ne serait-ce que pur des questions de souveraineté (déplacement du PM ou du président, pèlerinage, voyage des équipes nationales,...). Les études de faisabilité de ces dossiers peuvent être réalisées par les services publics et les dossiers rentables présentés à un panel d’opérateurs Guinéens et ou étrangers. L’Etat pourrait faire ce sacrifice de préfinancement et se faire payer les honoraires à un coût modéré par les repreneurs ; l’important pour lui étant la création d’emplois et de richesses sur son sol.
Un des secteurs porteurs aujourd’hui est l’industrie touristique avec la mobilité des personnes et des biens. Nous sommes l’un des rares pays où les chiffres officiels sur le tourisme ne peuvent être communiqués. Combien de touristes recevons-nous par an ? Comment améliorer ce chiffre en se fixant des objectifs à atteindre ? Le Sénégal reçoit 700 000 touristes d’affaires actuellement et compte amener ce chiffre à 1 500 000 dès 2010. Quels sont les chiffres Guinéens en la matière. Etant donné que le thème officiel du dernier sommet de l’UA était l’Industrialisation de l’Afrique, le PM Kouyaté pourrait certainement nous donner quelques indications de sa politique d’industrialisation.
d. Mise en place de structures pérennes : il s’agit de faire un audit de la chambre de commerce de Guinée pour une éventuelle restructuration conformément aux défis actuels. En matière de création d’entreprises, un centre d’orientations permettrait d’éviter à ceux qui tentent l’aventure de faire des échecs que nous connaissons aujourd’hui. Ces petites PMEs doivent retenir l’attention du gouvernement car elles créent en général plus d’emplois que les grandes firmes. En France par exemple plus de 90% des emplois du secteur privé sont crées par des PMEs et TPE (Très Petites Entreprises).
e. La préparation du pays à la concurrence : pendant que Me Abdoulaye WADE crie sur tous les toits son refus des APE (Accords de Partenariat Economique) proposés par l’Europe à ses amis ACP sur injonction de l’OMC, on ne connaît toujours pas la position officielle de la Guinée. Certes, il est d’abord nécessaire de savoir quels sont les produits Guinéens sensibles. Vu que l’échéance est proche (décembre 2008), il vaut mieux traiter cette question avec tout le sérieux que cela requiert. Les APE peuvent être qualifiés « de pilule amère » comme le dirait Laurent Gbagbo. L’essentiel est qu’au finish les entreprises africaines soient compétitives et c’est ce qui est le plus important en cette période de mondialisation. Donc la question pour nous n’est pas d’épiloguer sur la nécessité des APE. L’Etat doit aider le secteur privé à tenir le choc de la concurrence. Les opérateurs économiques doivent être informés sur les tenants et aboutissants de cette reforme exigée par l’OMC et bien conseillés pour les mesures à prendre. Si les autres pays travaillent sur cette problématique avec sérieux, en Guinée on a juste fait un séminaire de réflexion sur le thème en mettant le secteur privé (premier concerné) à l’écart. Cela s’appelle de la légèreté. Il est temps de rectifier le tir à ce niveau et de mettre en place une commission qui traitera de la question. Notre proche avenir en dépend.
f. La reforme du système éducatif pour l’adapter aux besoins de l’économie : Les industriels ne peuvent pas venir avec tous les cadres dont ils ont besoin. Il est temps de partir des besoins en Ressources Humaines des 15 à 20 ans à venir (Public comme privé) pour revisiter nos programmes d’enseignement, sinon ce sont les ressortissants des pays voisins qui viendront rafler les postes importants sous nos yeux. Dans le sillage, il ne serait pas mal de créer au niveau de la faculté de Gestion des programmes de Master (Entrepreneuriat, Finance d’Entreprise, Marketing Industriel....) et des programmes de formation continue ouvert sur le monde des affaires.
g. Le renforcement de l’Etat de droit, l’indépendance de la justice et la fin de l’impunité : cette trilogie est une condition sine qua non de l’afflux des investisseurs dans un pays. Il est temps que les hommes de droit mettent de l’ordre dans leur secteur car ce sont eux qui seront les premiers gagnants si les volumes d’activités augmentent. Ils doivent faire leur introspection et donner une nouvelle image de leur secteur. C’est vrai qu’on a adhéré à l’OHADA et qu’on a les bons textes mais cela doit toujours s’accompagner par une bonne pratique judiciaire.
h. L’amélioration des infrastructures de communication et de la fourniture d’électricité : Nous ne reviendrons pas sur l’intérêt des infrastructures dans la redynamisation des affaires car cela se passe de commentaires. A notre avis il serait tout de même important d’agrandir le port et l’aéroport de Conakry et de les mettre aux normes internationales surtout sur les plans sécuritaire, hygiénique et environnemental. Avec le boom des échanges commerciaux, les infrastructures portuaires prennent un poids stratégique dans les pays côtiers de la région. Nous devons participer à cette compétition et faire des yeux doux au Mali avec en arrière plan plus d’activités pour les chargeurs, transporteurs et transitaires installés en Guinée.
i. Renforcer les systèmes de prêt aux entreprises : à cause du faible accès des opérateurs aux crédits bancaires, l’Etat doit lancer un projet d’emprunts obligataires au niveau de la BCRG. Ce nouveau produit financier permettra aux ménages, aux particuliers et aux opérateurs économiques de tirer chacun son épingle du jeu. En l’absence de bourse, c’est une meilleure façon de canaliser l’épargne nationale, de la mettre à la disposition de l’économie nationale en donnant une visibilité et une surface financière plus grande aux entrepreneurs Guinéens. La zone BCEAO l’expérimente déjà avec succès.
2. Sur le plan extérieur :
a. En premier lieu, il est nécessaire de redynamiser notre diplomatie et de la mettre au service de notre économie. Il serait mieux indiqué de doter les missions économiques de nos ambassades en moyens logistiques pour leur permettre de faire leur travail de valorisation de la Guinée auprès des investisseurs. On peut commencer avec l’Afrique du Sud pour l’Afrique Australe, le Maroc pour l’Afrique du Nord, Dubai pour les Etats du Golfe, la Chine, l’Inde, la Malaisie pour le reste du sud-est Asiatique, la France et la Belgique (pour l’Europe), les USA (Amérique du nord) et le Brésil pour l’Amérique latine.
b. Nous devons aussi avoir l’ambition d’organiser certaines rencontres internationales dont les retombées en matière d’infrastructures, de Business et de création de petits boulots n’est plus à démontrer. Le Burkina Faso et le Mali ont profité de l’Organisation de la CAN et des sommets France/Afrique ou de la Francophonie pour se doter d’infrastructures modernes avec des retombées positives pour les entreprises locales. La cité Ouaga 2000 lancée depuis 1996 en marge du sommet France-Afrique s’est agrandie pour devenir la vitrine de la capitale Burkinabé. L’exemple récent et le plus frappant dans ce domaine est le Sénégal avec le sommet de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique) prévu dans ce pays en mars prochain ; le Sénégal est le seul pays d’Afrique noire à organiser ce sommet et ce, pour la deuxième fois en 2008. Ce pays a réussi à faire financer des travaux de 340 milliards de FCFA pour lesquels la contribution de l’Etat n’est que de 5% ; le reste étant pris en charge par les bailleurs arabes et le secteur privé (notamment pour les hôtels). Malgré ses dérapages en matière de démocratie, Maître Abdoulaye WADE, fait tout de même la fierté de son peuple avec de telles réalisations.
c. Un service d’appui à l’exportation devrait faire des prospections dans la sous-région pour chercher des opportunités d’affaires. Je crois que notre poids économique nous permet d’avoir des visions de ce genre dans la Mano River Union au moins. Nous devons être ambitieux et ne pas laisser à l’Afrique du Sud, au Nigeria ou à la Cote d’Ivoire tous les marchés de la Sierra Leone et du Liberia, deux pays en reconstruction. D’ailleurs l’intérêt de la Côte d’Ivoire pour la ManoRiver doit avoir des arrière-pensées de domination économique. Le lynx, dans son numéro du 4 février 2008 nous apprend que la visite de Abdoulaye WADE le 18 janvier passé avait été guidée par la sauvegarde des intérêts économiques de l’architecte Casamançais GOUDIABY Atepa.
Quelles sont les activités à mener par le secteur privé guinéen pour jouer son rôle de moteur de croissance? Telle sera la suite de cette réflexion à paraître prochainement.

Mamadou CISSE
Spécialiste de Gestion d’Entreprises
Téléphone : 0022464445273
cissemdou@yahoo.fr

Imprimer cet articlePublié le Lundi 18 février 2008 à 12:02